Comment devenir formateur pour professionnels ?

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S’il est un secteur d’emploi qui a le vent en poupe en ce moment, c’est celui de l’enseignement à destination des professionnels, avec la valorisation des politiques publiques visant à promouvoir la formation tout au long de la vie, et la création du compte personnel de formation (CPF).

Un marché qui recrute.

D’après une étude menée par l’État sur la formation continue en France en 2015, 97 % des organismes intervenants relèvent du secteur privé et 78 % du chiffre d’affaires est réalisé dans le cadre du marché privé. Effectivement, les institutions publiques font appel à ces organismes pour dispenser des cours, comme celles qui sont proposées chez pôle emploi.

Enseigner, ça ne s’improvise pas.

L’approche pédagogique d’un sujet, quel qu’il soit, nécessite certaines compétences. La capacité de synthétiser et d’illustrer un sujet, la maîtrise des outils de mise en forme de supports de cours, des logiciels de création de présentations projetées, ou de traitement de texte est indispensable. Pour cela, il est recommandé de suivre une formation qualifiante afin de pouvoir justifier d’un titre si vous souhaitez collaborer avec des organismes de formation.

Une activité réglementée.

Régie par l’article L6352-2 du Code du travail, vous devez effectuer plusieurs formalités administratives. Si l’État n’exige pas de prérequis professionnels particuliers, vous devrez tout de même justifier des qualités et des titres des formateurs que vous emploierez.

Enregistrer et déclarer son entreprise et son activité.

La première des formalités concerne la création de votre organisme. Il faudra dans certains cas enregistrer les statuts de votre société (si la réglementation en vigueur l’exige), puis déclarer votre entreprise auprès du CFE compétent. Si vous créez une activité libérale, par exemple, l’URSAFF sera compétent, ou la CCI si vous créez une société commerciale. Effectuer une déclaration d’activité auprès de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE). Voir la liste des conditions dans le formulaire CERFA n°10782.

Les obligations de bilan pédagogique et financier.

Chaque année, le formateur doit fournir un bilan annuel de l’activité comprenant notamment les chiffres relatifs aux nombres de stagiaires et d’heures d’enseignement, ainsi que les données comptables et budgétaires. Le défaut de déclaration d’un tel bilan peut conduire à des sanctions.

Le contrôle de la qualité des formations.

Surtout si votre organisme fait l’objet d’un contrat de financement avec des acteurs du secteur public tels que les régions, pôle emploi, l’AGEFIP. Ces contrôles qui se feront soit en interne, soit dans le cadre d’une labélisation seront basés sur un certain nombre de critères notamment sur les objectifs de la formation, les dispositifs d’accueils, les moyens d’enseignement ou les qualifications professionnelles des formateurs.

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