House of VHS – G. Cazenave

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House of VHS

Cet article sera pour une fois un peu marginal (genre je ne fais jamais de billets d’humeur). Vous le savez si vous me suivez depuis un bout de temps, j’ai un côté geek et un autre fan de films en tout genre…

J’ai pu faire la connaissance grâce à Sylvain Peyronnet, d’un mec sur le point de lancer son premier film professionnel. Il s’appelle Gautier Cazenave et pour être honnête il n’en est pas à son coup d’essai.

House of VHS

Ce qui m’a interpelé c’est l’acharnement qu’a ce professionnel pour faire connaître son projet, mais je n’en dis pas plus ;)

Interview de Gautier Cazenave

Pour en savoir d’avantage sur un film qui annonce du lourd, Gautier Cazenave a bien voulu répondre à quelques questions … « PLAY » …

« Rod. Gautier salut, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ?

Gautier : Je peux : j’ai commencé à tourner des courts métrages au lycée, puis j’ai fait une école de management en supposant que je m’orienterai vers la production de films. Le parcours a été plus sinueux que prévu, mais j’ai continué à tourner courts et moyens métrages amateurs (notamment la « saga » William Boquet de 1997 à 2010, et « Freudy » en 2006), dont certains ont eu des sélections en festival et deux ont été achetés par des chaînes de télé (inespéré, étant donnée la qualité technique !). En 2011, j’ai créé une boîte avec Jean-Noël Georgel pour produire des « vrais » longs métrages (sous-entendu : avec des acteurs et des équipes professionnels !). « House of VHS » est le premier de ces films, et on espère que les budgets augmenteront sensiblement par la suite !

Rod : Justement, est-ce que tu peux nous donner le pitch de « House of VHS » ?

Gautier : « House of VHS » commence sur un postulat classique de film d’horreur : six étudiants (en l’occurrence, de six pays différents) partent en vacances dans une maison abandonnée, avec de la bière et l’intention de s’amuser… mais vont avoir de mauvaises surprises. Sauf qu’ici, ils commencent par avoir de bonnes surprises : ils trouvent un magnétoscope et une pile de cassettes vidéos, qu’ils décident de regarder. L’appareil fonctionne malgré l’apparente absence d’électricité dans la maison, mais les personnages ne s’en soucient guère… jusqu’à ce qu’ils commencent à avoir des visions, et à comprendre que l’univers des VHS déborde sur le leur.

Rod : C’est ton premier long métrage, est-ce que tu es content d’avoir abouti ou presque ?

Gautier : Ah je ne suis pas mécontent ! Mais je manque de recul à ce stade, je suis dans la post-production… Le tournage a eu son lot de surprises, de compromis, il a fallu s’adapter aux réalités (notamment la maquilleuse effets spéciaux qui n’est jamais venue !) Bon nombre de choses ont changé par rapport à ce qui était prévu initialement, mais je pense que le film y a globalement gagné. Les acteurs ont apporté beaucoup d’épaisseur à leurs personnages, et se sont investis au point de faire des propositions pour la nouvelle fin.

Flashback sur le parcours avant « House of VHS »

 

Rod : Je crois qu’avant tu bossais dans une banque, c’est quand même très beau d’oser une telle aventure alors que tu étais dans une voie vraiment très différente, quel a été le déclic ?

Gautier : L’envie a toujours été là, mais le déclic est venu avec la naissance de ma fille : je ne voulais pas lui donner l’exemple d’une vie passée à éviter ses passions. Je venais de finir un scénario de long métrage, et j’étais en train de réaliser que le meilleur moyen de le porter à l’écran était de le produire moi-même ; d’autres projets sont venus s’ajouter rapidement à la liste, y compris « House of VHS ».

Rod : Pour finir la production, tu as besoin de sous et tu fais un crowdfunding, tu peux nous en dire plus ?

Gautier : Le tournage est en effet terminé, mais pour que le film fonctionne au mieux il faudrait ajouter quelques plans à effets spéciaux. Or les effets spéciaux, c’est ce qui coûte le plus cher, surtout si on veut les faire bien. Il y a toujours l’option de tripatouiller quelque chose sur un ordinateur, mais j’ai toujours été davantage amateur d’effets pratiques (latex, fausses têtes, animatroniques, etc.)

On essaie donc de réunir quelques milliers d’euros (au moins un, pour faire un ou deux plans !) sur la plateforme indiegogo : http://igg.me/at/house-vhs-fx

Toutes les aides sont appréciées : un euro, deux euros, 254 euros, c’est toujours un pas de plus vers l’aboutissement de l’aventure !

Rod : J’ai hâte de voir l’avancement de ce projet et à quel niveau vous arriverez à faire monter budgétairement parlant. Je vais surveiller ça de près, je vous souhaite une grande réussite.

Gautier : Merci à toi :) »

soutien house of vhs

Voici le lien pour soutenir ce projet extra !
http://igg.me/at/house-vhs-fx

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2 Commentaires

  1. N’étant pas fan des films d’horreur je suis pas forcément le bon public à la base mais il est vraiment impliqué dans son projet et je lui souhaite de réussir, surtout pour avoir plus de fond parsqu’un film d’horreur sans effet spéciaux…

    Bonne réussite à lui en ésperant que ça marche puis ce n’est qu’un premier projet de long métrage. (je vais faire tourner son lien indiegogo :) )

  2. « House of VHS » … mais ce n’est pas cree1site.com… j’ai été redirigé vers un autre site ?! …:D
    ça promet d’être un bon film, j’aime beaucoup ce genre où on trouve à la fois l’horreur et le suspense. Je lui souhaite bonne chance, et je doute pas qu’il en trouvera de ceux qui vont croire à son projet. J’en parlerai à mon tour :)

Réagis